vendredi 29 novembre 2013

Salon du livre jeunesse // Rencontre d'auteurs

J'ai eu la chance de pouvoir me changer les idées, - enfin on peut dire ça comme ça parce qu'en fait c'était pas du tout dans le but de me changer les idées mais ça y a contribué, bref - en allant au salon du livre jeunesse de Montreuil. C'était une grande première pour moi d'aller dans ce genre d’événements j'ai entendu parlé de nombreuses fois du salon du livre qui se déroule à Porte de Versailles, mais pour des raisons que je n'ai pas envie d'expliquer, car futiles, j'évite de mettre les pieds dans ce quartier et je n'y suis donc jamais allée. Cette année je comptais bien me rattraper faisant maintenant des études dans le domaine, il fallait que je me fasse violence. A l'annonce du salon du livre de Montreuil j'étais excitée sans l'être : j'allais enfin découvrir à quoi un salon du livre pouvait ressembler et je devais me vendre à tout prix pour trouver une alternance.

En ce qui concerne le "me vendre à tout prix", j'ai tout donné bien que je n'avais aucune envie d'aller supplier des maisons d'éditions de me prendre, mais je l'ai fais.J'ai vraiment essayé de leur montrer qui j'étais, mais soit je tombais sur une maison si petite qu'il était impossible pour eux de prendre des apprentis ou ils avaient déjà recrutés leur stagiaires/apprentis pour les années à venir... Cette partie n'a pas été concluante, mais je dois dire que j'ai compensée ma déception par les rencontres que j'ai pu faire à ce salon, ce qui m’amène à parler de ma découverte du salon de la jeunesse de Montreuil.

Tous les catalogues, flyers, des maisons d'éditons que j'ai récupéré
Première impression lorsque je suis arrivée dans le salon : OH MA GODEUH il y a tellement d'enfants que j'ai envie de rentrer chez moi. Ce n'est pas que je ne les aimes pas, c'est juste qu'il sont si bruyants et si brutaux que parfois j'ai juste envie de les jeter contre un mur. Je me dirige vers le vestiaire je pose ma parka (c'est un peu mon mot du moment "parka" je trouve que c'est cool) au vestiaire, je fais tomber deux enfants qui ont rebondis sur moi en se courant après, je passe au toilette et je suis partie pour une aventure. Je décide de commencer par le niveau 0, en passant je rencontre Heroysa qui elle rentrait, elle avait l'air épuisée, en même temps avec toute cette marmaille je ne pouvais que la comprendre. Je commence mon aventure par le stand Rageot ce sont les éditeurs de Pierre Bottero, un de mes auteurs préférés, et de Samantha Bailly une jeune auteure dont j'avais parlé un peu plus bas dans mon blog après la lecture d'Oraisons. Je discute avec une éditrice du dernier roman de Samantha qu'elle me conseille et je parle un peu de Bottero et je vois qu'il y a une nouvelle saga, A comme Association, qui est sortie dont je ne ne connaissait pas le nom. Elle m'explique qu'il avait commencé à l'écrire avant sa mort et qu'après c'est Erik L'homme qui a continué à l'écrire seul. L'histoire ne m'a pas réellement donné envie mais je pense que si j'avais eu encore 15 ans je l'aurai tout de suite acheté ! Après ces échanges je décide de faire un peu le tour des autres stands, mais c'était une vrai torture, les enfants hurlaient, je n'arrivais pas à me concentrer, les éditeurs/libraires étaient fous, il m'était impossible de leur parler de mon apprentissage. Deux heures plus tard, je sors pour prendre l'air et je décide de revenir plus sereine le soir pour le vernissage du salon.

De retour à 18h30, je re-rentre dans le salon, et là encore une fois ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. D'une je ne m'attendais pas à ce que le vernissage se fasse à l'intérieur du salon et de deux je ne m'attendais pas à voir autant de monde, je voyais un truc beaucoup plus intimiste. J'ai du passer 20 minutes à chercher le vestiaire, j'ai perdu mes camarades de classe avec qui j'étais venu et je me suis baladé en me rendant compte que ce n'étais pas non plus à cette soirée que j'allais pouvoir me faire des contacts. J'ai trouvée cette soirée très fermée aux "nouveaux" dans le monde de l'édition, tout le monde discutait dans son coin sans faire attention à toi. Je crois que je me suis rendu compte ce soir là à quel point le monde de l'édition était un monde fermé. J'allais partir quand j'ai trouvée le stand des éditions Sarbacane et que j'ai vu Benoît Minville (l'auteur de Je suis sa fille, dont j'ai aussi parlé plus bas dans mes articles) avec qui j'avais eu plusieurs échanges mais que je n'avais jamais rencontré encore. Après plusieurs minutes à regarder les livres de la maison, et a chercher du courage pour lui parler (oui je l'avoue, j'étais terrifiée un peu), il lève le regard vers moi et je lui fais un petit "coucou" (oui le geste, oui j'ai eu honte), et là tout devient naturel. On se fait la bise, on commence à discuter de tout et de rien, de son livre, de ce que j'en ai passé, de la vie en générale. J'ai du mal à parler de cette rencontre parce que c'était la première fois pour moi que je rencontrais un auteur et qu'il était "accessible". Je suis peut être naïve, mais j'ai eu l'impression que c'était vrai que nos échanges étaient plus que "j'ai aimé ton roman", que c'était comme un pote que j'avais pas vu depuis un moment avec qui je parlais des dernières années. J'ai vraiment découvert une personne intéressante et c'était juste agréable de pouvoir passer un bout de soirée avec quelqu'un d'intéressant, de pouvoir échanger des idées, de pouvoir parler de ce qui m'arrive en ce moment et mine de rien ça m'a été d'une grande aide. C'était un réel coup de cœur pour moi et je pense que c'est le souvenir que je garderai du salon du livre : avoir passée la soirée dans un stand ou je me suis réellement sentie chez moi, où les gens étaient accueillant et d'avoir pu échanger avec une personne chouette.
Mes achats : A pile ou face - Samantha Bailly / Dora - Minaverry / Frangine - Marion Brunet
J'ai décidée à 21h30 de laisser Benoît tranquille et de rentrer chez moi. Après avoir récupéré mes affaires je repasse devant le stand Rageot et je décide de m'offrir le dernier livre de dernier livre de Samantha et au moment de payer, l'éditrice se souvenant de la conversation que nous avions eu quelques heures plus tôt me demande si je veux dire deux ou trois mots à Samantha Bailly, j'accepte bien évidement. Me revoilà à parler avec une auteure dont j'ai adorée le dernier roman, elle me propose de dédicacer mon exemplaire, j'accepte. Nous échangeons sur une amie que nous avons en commun et je lui demande si elle arrive à vivre avec son statut d'auteure, elle me répond que ce n'est pas facile, mais que le jeu en vaut la chandelle. Je me lance et lui dit que j'ai adoré Oraisons, que j'ai hâte de lire la suite de ce monde merveilleux et je lui confesse que depuis Pierre Bottero je n'avais pas réussie à retrouver cette fièvre de la lecture, mais que ça c'était avant de lire Oraisons. Elle était émue et moi j'étais heureuse parce que ce n'était qu'un juste retour de ce que j'avais pu ressentir en lisant son livre.

Après toutes ces aventures je suis rentrée chez moi, j'étais sur un petit nuage, j'avais passée une vraie bonne soirée, j'avais rencontré des gens vraiment intéressants, j'étais boosté pour le lendemain et j'étais motivée pour donner mes CV. Avec du recul je m'en fous presque que l'alternance n'ai pas marché, parce que j'aurais fais de belles rencontres.

Le lendemain je suis revenu au salon beaucoup plus tôt dans l'espoir de pouvoir discuter avec les éditeurs et c'est ce que j'ai fais. J'ai pas hésité à leur expliquer qui j'étais et ce que je recherchais. Beaucoup d'entre eux n'ont même pas cherchés à comprendre et m'ont dis non et certains ont été sympa. Ce que je retiens le plus c'est cette nana des éditions l'Agrume qui m'a offert un livre après qu'on ai eu une chouette discussion. J'étais réellement flattée et émue qu'elle m'offre une de leur BD alors que leur maison était encore toute jeune et qu'il n'en vivaient pas encore.

Ce sont ces gens qui sont vrais qui m'ont touchés pendant ce salon, c'est ce que je retiens de ces deux jours. Ce ne sont pas les refus, les enfants turbulents, ce sont ces gens, ces vrais personnes qui te donne sans compter. Et pour ça je leur en suis vraiment reconnaissante. 

2 commentaires:

  1. C'est un article vraiment super sympa sur le salon du livre que tu nous as fait là. Franchement, je ne retiens pas non plus les enfants, car sinon c'est juste horrible, mais les rencontres que j'ai fais sont beaucoup plus intéressantes. Normalement, j'y retourne dimanche, si ma santé arrête de me faire des misères, pour rencontrer Christelle Dabos et d'autres auteurs.

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  2. C'est rigolo que tu n'y es jamais été, on y allait tous les ans avec ma mère et mon frère, bien avant que je sache lire jusqu’à mes 14 ans je crois. J'ai toujours adoré l'ambiance, ça me manque mine de rien. Je suis désolée que ça n'est rien donné niveau recherche... Néanmoins je suis ravie que tu es passé une bonne soirée avec des gens chouettes !

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